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L'histoire passionnante des châteaux

Les 10 châteaux les plus insolites

  1. Le château de Brézé – Val de Loire
  2. Le château du Rivau – Indre-et-Loire
  3. Le château dans les arbres – Vienne
  4. Le château de Lantis – Lot
  5. Le château d’If – Bouches-du-Rhône
  6. Le château de Savigny-lès-Beaune – Côte-d’Or
  7. Le château de Chinon – Indre-et-Loire
  8. La maison forte de Reignac – Dordogne
  9. Le château de Bresse et Castille – Saône-et-Loire
  10. Le château du facteur Cheval - Drôme

Envie de découvrir les châteaux les plus insolites?

Si certains sont célèbres pour incarner la royauté française, d’autres monuments moins connus méritent aussi un détour. Parmi ces châteaux hors du commun se cachent des histoires surprenantes, des architectures insolites et des utilisations inhabituelles. Sortez des sentiers battus et partez à la découverte des 10 châteaux les plus loufoques de France.


1. Le château de Brézé – Val de Loire

Construit à une dizaine de kilomètres au sud de Saumur, le château de Brézé est en apparence tout ce qu’il y a de plus commun. Ses 3 ailes en forme de U regroupent 3 belles façades de styles renaissance et néogothique. Les appartements privés contiennent du mobilier et sont richement décorés de fresques et de peintures. Mais si ce château est classé monument historique, c’est pour une autre raison. Son originalité repose sur sa partie souterraine. 4 km de galeries creusées dans la roche ont été recensées. 1 km et demi est accessible aux visiteurs. Pourquoi cet immense réseau souterrain a-t-il été creusé ? Au Moyen- ge, les attaques de château étaient fréquentes. Au lieu de construire des fortifications, les seigneurs de Brézé décidèrent de creuser le sol pour en faire un réseau troglodytique. De cette manière, quand des attaquants étaient repérés, les seigneurs allaient se réfugier sous terre avec leur famille, leurs domestiques et même leurs chevaux. Les architectes de l’époque avaient pensé à tout pour soutenir un long siège : des cheminées d’aération, des puits de lumière, des silos pour stocker la nourriture, 2 fours à pains, des celliers et même des mangeoires pour les chevaux. Ce système de défense a été qualifié de « paranoïaque » par plusieurs experts, mais son efficacité fut démontrée car le château n’a jamais été pris. Chaque année, 100 000 visiteurs viennent voir cet édifice surnommé « le château sous le château ».


2. Le château du Rivau – Indre-et-Loire

Dans cette visite, ce n’est pas le château en lui-même qui est loufoque, mais ses jardins. En plus de posséder 450 variétés de roses parfumées, les jardins accueillent différentes œuvres d’art contemporain. Depuis 1992, les propriétaires ont créé un décor fantastique, qu’ils ont baptisé « les jardins de contes de fées ». A travers ses 14 jardins, vous pourrez admirer sculptures et œuvres d’art en tout genre, inspirées de contes et d’histoires légendaires. Le « potager de Gargantua », situé dans le cœur de la cour, présente des légumes à développement pantagruélique. Parmi les légumes, une grande taupe sortant de terre sourit aux visiteurs. En poursuivant, vous pourrez entrer dans la gueule d’un grand dragon végétal qui vous amènera au monde enchanté de Blanche-Neige et les 7 nains. Différents thèmes sont ainsi abordés, jouant avec les fleurs et l’aménagement particulier de la végétation. Dans une autre partie se trouvent des sculptures modernes. En effet, plusieurs artistes se sont prêtés au jeu et ont créé des œuvres permanentes. Il est possible d’y voir des objets du quotidien, mais aux proportions exagérées : une paire de bottes (3 mètres de haut), un arrosoir, un pot de fleur, une tasse à saké et bien d’autres. Visiter les jardins du château du Rivau, c’est entrer dans un conte de fée et repartir avec des rêves d’enfants.


3. Le château dans les arbres – Vienne

Vous en avez assez des châteaux au ras du sol ? Vous aimeriez prendre de la hauteur et voir aux alentours ? Tous les enfants ont un jour eu l’idée de grimper dans les arbres et de construire une cabane pour y passer la nuit. Si vous souhaitez renouer avec l’enfant qui sommeille en vous, sachez qu’il existe un château dans les arbres. Construit à plusieurs mètres au-dessus du sol, les branches des arbres s’étirent autour de lui. En plus d’être construit entièrement en bois et d’avoir ses 4 tours…il est possible d’y passer la nuit ! Situé à Dienné, au sud-est de Poitiers, cet hébergement loufoque niché en plein milieu des arbres enchantera les plus jeunes et rajeunira les plus vieux. Il peut accueillir jusqu’à 10 personnes et conserve tous les avantages d’une maison (lits, WC, cuisine équipée, salle d’eau, etc…). Tout en étant confortablement installé, vous pourrez admirer l’environnement naturel où se mêlent prairie et arborescence. Depuis la terrasse spacieuse et lumineuse, vous aurez une vue imprenable à 180° sur l’ensemble du parc. En famille ou entre amis, c’est l’endroit idéal pour passer un moment convivial et vivre la vie de Château.


4. Le château de Lantis – Lot

Si vous pensiez cultiver votre jardin ce week-end, vous pourriez peut-être trouver une surprise. C’est ce qui est arrivé aux propriétaires d’un terrain, situé dans le Lot. Ils pensaient avoir acheté un pigeonnier en haut d’une petite colline mais ce n’était en fait qu’une petite partie d’un monument caché depuis bien longtemps. Lors de l’achat du terrain, aucune mention n’apparaissait sur le cadastre. En apparence, c’était juste une colline abrupte, recouverte d’une épaisse végétation. Dans l’objectif d’y construire une petite maison, les nouveaux acquéreurs commencèrent à faire le terrassement. C’est à ce moment-là qu’ils découvrirent des pierres, des voûtes, des escaliers et des cheminées. En fouillant dans les annales, ils se rendirent compte qu’il s’agissait d’un château vieux de 500 ans. En continuant d’enlever la terre, le château est réapparu. Les combles s’étaient effondrés, et les cheminées étaient en grande partie détruites. Quelques mètres plus bas, de grandes salles mieux conservées s’y trouvaient, avec une petite chapelle et un carrelage presque intact. La porte avec sa serrure et sa clé étaient en si bon état qu’elles furent gardées. Durant les fouilles, des morceaux de poteries et des archives furent découverts, témoignant de la vie de soldats ayant vécu dans cette maison forte. D’après les archives, ils restent 2 niveaux inférieurs à découvrir. Aujourd’hui, le monument est restauré et il est possible de l’observer depuis l’extérieur. Les propriétaires sont disposés à laisser entrer les visiteurs en échange d’une petite contribution.


5. Le château d’If – Bouches-du-Rhône

Pour accéder à ce château, il n’est pas nécessaire d’avoir un cheval et encore moins d’un carrosse. Pour le découvrir, il vaut mieux avoir le pied marin. Ce château fut construit sur les ordres du roi François 1er pour dissuader les attaques maritimes visant le port de Marseille. En effet, édifiée sur l’îlot d’If, à 4 km de la côte, cette forteresse bénéficiait d’une position stratégique pour constituer de bonnes défenses avancées sur la mer. Depuis les hauteurs du château, on peut voir d’un côté, toute la rade de Marseille, et de l’autre, les bateaux venant du large. Ce qui fait la renommée de ce fort militaire, ce n’est pas seulement sa position géographique, mais l’utilisation détournée qui en a été faite. Quelques années après sa construction, le château d’If se convertit en prison. Durant 400 ans, il hébergea des milliers de prisonniers. C’est de cette forteresse insulaire que s’est inspiré Alexandre Dumas pour écrire son roman “Le Comte de Monte-Cristo“. Les conditions de détention dépendaient entièrement du statut du prisonnier. Les plus pauvres étaient placés au rez-de-chaussée, où l’hygiène y était déplorable. Les plus riches occupaient les cellules plus spacieuses du premier étage. Moyennant finance, ces prisonniers d’un rang particulier bénéficiaient d’un traitement à part. Grâce au cheminées aménagées, ils pouvaient non seulement chauffer leur pièce meublée mais aussi recevoir des visites et se faire servir à manger. Pour visiter cette forteresse insulaire, des bateaux assurent la liaison tous les jours depuis le Vieux-Port.


6. Le château de Savigny-lès-Beaune – Côte-d’Or

Quand on arrive aux abords du château, on pense s’être trompé de direction. Contrairement à un bâtiment médiéval, l’aspect général ressemble plus à un aérodrome. Une fois à l’intérieur, les doutes persistent. Les machines mécaniques disposées sous son toit rappellent certains garages. Et pourtant, l’adresse est la bonne. Ce qui fait la particularité de ce château, ce n’est ni son histoire, ni son architecture, c’est son contenu. En 1979, le bâtiment fut racheté par un collectionneur, ancien pilote de rallye automobile. Depuis, ce passionné de mécanique y entrepose ces collections hors du commun, convertissant le château en musée. A l’intérieur du château sont exposés 25 prototypes de tracteurs, 35 voitures de courses « Abarth », 300 modèles de motos datant de 1903 à 1960, plusieurs moteurs et objets mécaniques divers ainsi que des pressoirs à vin et d’autres matériels viticoles. Les engins exposés dehors sont encore plus impressionnants. Si voir une vingtaine de camions de pompiers les uns à côté des autres est surprenant, la collection aéronautique l’est d’autant plus. Plus d’une centaine d’avions de chasse, avions militaires, jets et hélicoptères sont alignés dans le parc. En 2018, cette collection fut homologuée comme étant la plus importante collection privée au monde d’avions de chasse. Environ 3800 maquettes sont également dispersées à l’intérieur et à l’extérieur du château. Chaque année, 30 000 visiteurs viennent voir ces collections démesurées.


7. Le château de Chinon – Indre-et-Loire

Construit sur un éperon rocheux dominant la ville, l’histoire du château de Chinon n’a plus besoin d’être racontée. Le roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt y a vécu. C’est aussi l’endroit où se sont rencontrés le roi de France et Jeanne d’Arc. Intéressant, mais où se cache son grain de folie ? Il se trouve à l’intérieur du château, dans une salle d’armes…pour enfants ! Les plus jeunes sont souvent réticents à l’idée de visiter un vieux bâtiment. Dans celui-ci c’est tout le contraire. Plein d’imagination, ils partiront à l’aventure pour devenir le nouveau petit roi de Chinon. Dans cette salle, épées, boucliers, haches et casques ont été créés pour s’adapter à leur petite taille. Pour les parents, aucune inquiétude à avoir, il s’agit de simples reproductions en mousse, plastique et carton. Entre 2 salles historiques « ennuyantes », les enfants pourront combattre comme des chevaliers et s’entraîner aux joutes avec un anneau. Il y a même un petit trône pour la pose photo. Des petites couronnes et des voiles de princesse sont prêtées pour une expérience plus immersive. Cette petite salle loufoque permettra à toute la famille d’apprécier la visite et de repartir avec de nouveaux souvenirs plein la tête. Durant l’année, d’autres animations et activités ludiques sont proposées autour du château.


8. La maison forte de Reignac – Dordogne

Pour beaucoup de seigneurs, avoir son château sur une colline ou une montagne escarpée était une obligation. En effet, ce genre d’emplacement permettait de mettre en avant leur belle architecture. Mais pour la maison forte de Reignac, il n’en est rien. Situé à Tursac, en Dordogne, ce château est implanté à flanc de falaise. Construit au XIVe siècle, c’est le seul château-falaise encore intact dans l’hexagone. Ses fortifications, pourvues de canonnières et d’assommoirs, étaient suffisantes pour repousser les bandes de pillards, mais trop faibles face à une armée. De l’extérieur, on pourrait croire que le bâtiment est petit, mais en passant la porte, on y découvre un vaste dédale de pièces très bien organisé. Chaque partie est meublée d’époques différentes (Moyen- ge, Renaissance, XVIIe siècle) dégageant une atmosphère paisible et conviviale. Ça n’a pas toujours été le cas. Tout au long de la visite, des animaux empaillés, des armes et des instruments étranges sont disposés ça et là dans les recoins, vestiges des différents seigneurs ayant occupé les lieux. Jaquemet de Reignac en sera le seigneur le plus cruel. Ce spécialiste de la torture faisait durer longtemps la peine des suppliciés. Une pièce de la maison forte regroupe 60 objets de torture de tailles et de formes variées. Différents panneaux expliquent et illustrent l’usage de ces instruments. Cette pièce n’est pas intégrée dans le circuit principal, elle peut être évitée. Pendant cette visite d’environ 1 heure, vous découvrirez un lieu unique, où mystères et souveraineté sont étroitement liés.


9. Le château de Bresse et Castille – Saône-et-Loire

Ce petit château, érigé dans une commune de la Saône-et-Loire, attire l’œil à tous les coups. Publiée dans des revues allemandes et hollandaises, cette construction inhabituelle fait descendre les automobilistes de leur voiture pour prendre quelques clichés. De couleur beige-rosée et bleue, cette bâtisse mélange les architectures de 2 régions. Et pour cause, son auteur Roger Mercier, originaire de Bresse, voulut offrir en cadeau un château à sa compagne, née en Castille. Pour cette raison, cet ancien officier de la marine marchande décida de le construire lui-même, s’inspirant de leurs patries respectives et des différents endroits explorés durant sa carrière. Briques et colombages français se rencontrent avec des arcs, des voûtes arrondies et des sculptures typiques d’Espagne. Avec une tour dressée au milieu, l’ouvrage culmine à 17 mètres de haut. Des danseuses de flamenco, un toréador, des oiseaux et des animaux exotiques agrémentent son œuvre. Pas moins de 50 statues en béton ont été répertoriées, et le chiffre va en augmentant. 20 permis de construire ont été nécessaires pour mener le projet à son terme. Le peu d’outils utilisés est tout aussi surprenant : un seau, une brouette et une pelle. Pour signer son œuvre, Roger laissa l’empreinte de son visage, quelque part entre 3 soleils. Qu’on l’aime ou pas, la construction de ce château basée sur une histoire d’amour, mettra du soleil et de la poésie dans votre cœur.


10. Le château du facteur Cheval - Drôme

Situé dans les Hauterives, un petit village au sud de Lyon, ce petit château aux allures de palais suscite bien des curiosités. Caché par la végétation luxuriante, il faut suivre les indications laissées par la mairie pour y arriver. Une fois devant, toutes les réactions sont possibles : « grandiose » commenteront certains, « extravagant » diront les autres. Ce qui en fait un monument si spécial, ce n’est pas sa taille (12 mètres de hauteur sur 26 mètres de long), mais l’originalité de son architecture. D’ailleurs, un nouveau genre architectural dû être inventé pour classifier cette œuvre : l’architecture naïve. En effet, ce palais entièrement sculpté à la main, représente différents animaux comme pieuvre, biche, caïman, éléphant, pélican, ours, oiseaux, mais aussi des personnages mythologiques, des fées, des géants et des architectures de tous les continents : temple hindou, chalet suisse, maison carrée d’Alger, château du Moyen- ge etc. C’est grâce à l’appui du ministre de la culture, André Malraux, que cet ouvrage fut classé monument historique en 1969. Mais alors, qui en est l’auteur ? Ferdinand Cheval. Facteur de sa commune, cet autodidacte a passé 33 ans à tailler des pierres pour les assembler avec de la chaux et du ciment. Il termina son travail en 1912. Son idée lui est venue en buttant sur une pierre durant une de ses tournées. La pierre lui parut tellement belle qu'il en chercha d’autres, puis se mit à sculpter ce petit château en se basant sur les premières cartes postales de l’époque. La prochaine fois qu’une pierre vous fait trébucher, regardez-la bien avant de poursuivre votre chemin…